Avant-propos




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Le mouvement relatif et le mouvement absolu



Pierre Duhem


Extraits de la Revue de philosophie


Alain.Blachair@ac-nancy-metz.fr

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AVANT-PROPOS 2

I. - IL APPARTIENT À LA MÉTAPHYSIQUE DE FIXER LE SENS DE CES MOTS : LA TERRE EST IMMOBILE, LA TERRE TOURNE. 3

II. - LE MOUVEMENT DU CIEL ET LE REPOS DE LA TERRE D’APRÈS ARISTOTE 5

III. - LES PHILOSOPHES GRECS ET L’IMMOBILITÉ DU LIEU. 13

IV. - LES COMMENTATEURS ARABES D’ARISTOTE ; AVERROÈS 23

V. - ALBERT LE GRAND 27

VI. - SAINT THOMAS D’AQUIN 32

VII. - GILLES DE ROME 38

VIII. - JEAN DUNS SCOT 41

IX. - L’ÉCOLE SCOTISTE. - JEAN LE CHANOINE. 48

X. - GUILLAUME D’OCCAM 53

XI. - WALTER BURLEY 59

XII. - JEAN DE JANDUN 67

XIII. - ALBERT DE SAXE 77

XV. - LA THÉORIE DU LIEU DANS LES UNIVERSITES ALLEMANDES. CONRAD SUMMENHARD. GRÉGOIRE REISCH. FRÉDÉRIC SUNCZEL 95

XVI. - L’INFLUENCE PARISIENNE À L’ÉCOLE DE PADOUE : PAUL NICOLETTI DE VENISE ; GAÉTAN DE TIÉNE 99

XVII. - LA PHILOSOPHIE RÉACTIONNAIRE DE L’ÉCOLE DE PADOUE. LES HUMANISTES. GIORGIO VALLA 114

XVIII. - LA PHILOSOPHIE RÉACTIONAIRE A L’ÉCOLE DE PADOUE (suite). LES AVERROÏSTES. AGOSTINO NIFO. 118

XIX. - NICOLAS COPERNIC ET JOACHIM RHAETICUS. 123

XX. - COUP D’ŒIL SUR LES TEMPS MODERNES 126

APPENDICE 146

IV . -GUILLAUME DE CONCHES 147

VI . – ROGER BACON 149

VII . – RICHARD DE MIDDLETON 153

IX . – ANTONIO D’ANDRÈS 155

ANTONIO D’ANDRES, Loc. cit., fol. 53, coll. c et d. 156

IX . – JEAN DE BASSOLS 158

XII . – GRÉGOIRE DE RIMINI. 160

XII . – JEAN BURIDAN 170

XVI . – L’ÉCOLE PARISIENNE AU DEBUT DU XVIbisE SIECLE : JOHANNES MAJORIS. JEAN DULLAERT DE GAND. LOUIS CORONEL. JEAN DE CELAYA. 177

NOTE. – SUR UNE SOMME DE LOGIQUE ATTRIBUÉE A SAINT THOMAS D’AQUIN. 188

CONCLUSION 193

AVANT-PROPOS



L’essai que l’on va lire est un fragment d’une œuvre plus considérable ; cette œuvre, qui étudiera la formation du système de Copernic, sera publiée plus tard ; à notre essai historique sur le mouvement relatif et le mouvement absolu, nous avons laissé la forme qu’il aura dans l’ouvrage complet.

I. - IL APPARTIENT À LA MÉTAPHYSIQUE DE FIXER LE SENS DE CES MOTS : LA TERRE EST IMMOBILE, LA TERRE TOURNE.



Au XIVe siècle, l’École terminaliste de Paris est unanimement acquise au système astronomique de Ptolémée ; sous son influence, l’École de Vienne compose les traités qui répandent et complètent la connaissance de ce système. Il est temps d’examiner les arguments par lesquels les Parisiens prétendent établir les hypothèses sur lesquelles ce système est fondé, et, en particulier, la plus essentielle de toutes, le repos de la Terre au centre du Monde.

Mais avant que nous puissions rapporter les raisons alléguées en faveur de ces propositions : La Terre est immobile, le Ciel tourne autour de la Terre, il nous faut examiner la signification que leur attribuent ceux qui les formulent ; et la question préalable qui s’impose ainsi à notre examen est, en Philosophie naturelle, des plus délicates qui soient.

[6] Le témoignage des sens, si attentifs qu’on les suppose, l’expérience, si ingénieuse qu’on l’imagine, ne peuvent jamais décider qu’un corps est en repos ou qu’il est en mouvement. Nos moyens d’observation nous permettent de reconnaître que deux corps, disposés l’un par rapport à l’autre d’une certaine manière, à un certain instant, sont autrement disposés à un autre instant ; il peuvent reconnaître que la position mutuelle des deux corps varie avec le temps ; ils peuvent percevoir le mouvement relatif de ces deux corps. Mais aucun de nos sens ne nous permet de décider que c’est le premier corps qui se meut tandis que le second demeure en repos, ou bien que le second seul change de place, ou bien encore que les deux corps se meuvent en même temps.

Ainsi les observations astronomiques peuvent nous faire connaître, avec une précision de jour en jour plus grande, la position que les étoiles occupent à chaque instant par rapport aux diverses parties de la Terre ; elles déterminent de mieux en mieux le mouvement relatif des constellations et de notre globe ; mais prouver que le Ciel tourne autour de la Terre immobile ou que la Terre est animée d’un mouvement de rotation au sein d’un Ciel fixe, ou bien encore que le Ciel et la Terre se meuvent tous deux, cela, elles ne le peuvent, elles ne le pourront jamais.

Pour celui qui ne veut formuler aucune proposition dont le sens ne se tire de l’observation, pour celui qui ne veut examiner aucun problème si l’expérience n’en peut sanctionner la solution, cette question : Est-ce la Terre qui se meut, est-ce le Ciel qui tourne, n’est qu’un assemblage de mots, dénué de toute signification.

Or, cette question, les plus sages des humains la discutent depuis des millénaires ; les réponses qu’ils ont proposé de lui donner sont nombreuses et diverses ; à moins donc de supposer que tous les philosophes de la Nature ont déraisonné depuis Pythagore, il faut bien admettre qu’ils attribuaient une signification à ces paroles : la Terre est immobile, la Terre tourne ; et comme les enseignements de l’expérience sont impuissants à fixer cette signification, il faut croire qu’ils la déterminaient par des considérations où tout ne se tirait point de la perception [7] extérieure ; ces considérations, où la raison avait forcément mis quelque chose qu’elle ne tenait point des sens méritent proprement le nom de métaphysiques.

Il nous faut donc enquérir des pensées métaphysiques par lesquelles les astronomes ont fait des discussions sur le repos et le mouvement de la Terre autre chose que des querelles de mots. Cette enquête n’est point aisée ; ces pensées, en effet, il est fort difficile de les concevoir d’une manière parfaitement précise, de les exprimer avec une entière clarté ; beaucoup les ont soupçonnées plutôt qu’aperçues ; sous des formules confuses et ambiguës, ils nous ont laissé le soin de les deviner.

C’est à quoi nous allons nous appliquer ; depuis les écrits d’Aristote jusqu’aux traités qui ont précédé de peu l’œuvre de Copernic, nous allons rechercher ce qu’entendaient les physiciens lorsqu’ils niaient ou affirmaient le mouvement de la Terre.
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