Relations Internationales contemporaines




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Relations Internationales contemporaines


RI : considérée comme sous-discipline des sciences politiques.

Thème du cours : définition, histoire de la discipline.


Introduction : définitions

  1. Vision journalistique des RI

Les RI pour les journaux= l’étranger. Ce qui est international est donc forcément étranger mais cette décision n’est pas suffisante car si le chercheur est conditionné par sa nationalité : pb.

  1. Définition restrictive des RI


Cette discipline est née après la seconde guerre mondiale, avec création d’une chaire des RI aux EU (« centre de recherche pour la paix »). D’emblée les chercheurs sont confrontés aux évènements de l’époque. Conception classique : est RI tout ce qui se passe entre les nationaux. Il y a donc assimilation avec toute la politique étrangère. Les relations internationales se caractérisent par deux acteurs, les diplomates, et les soldats, représentants en quelque sorte de l’identité étatique et du commerce entre les Etats.

Cette vision est critiquée fin des années 60, pour plusieurs raisons : il y a d’autres acteurs dans le jeu international (entreprises privées…)


  • Raymond Aron, Paix et guerre entre les nations, 1962 




  1. Définition extensive des RI


Auteur : J. Rosenau : les RI vont des touristes aux terroristes


  • Tout ce qui traverse les frontières devient alors relations internationales. Cette définition pose également un pb : ex d’un match de foot, dans lequel il y a des flux (joueurs internationaux, spectateurs étrangers…) devenu alors lui aussi un événement international même sans impact politique (même si cela dépend des matchs !). Cette définition est donc trop extensive.




  1. Synthèse


Synthèse des deux déf précédentes : tous les flux peuvent en effet être pris en considération à condition qu’ils affectent les unités centrales qui constituent le système.


II. La démarche politiste de l’étude des Relations Internationales


Cette démarche n’est pas neuve car elle commence déjà avec les romains, l’histoire diplomatique, géographes, historiens… tous se sont intéressés aux RI :

  • Thucydide, La guerre du Péloponnèse.



Comment un politiste analyse-t-il les RI ?


  • L’étude politiste c’est l’opposition entre l’approche normative= comparant des normes à la réalité, afin de dire si elles sont respectés ou non, comme le juriste par exemple ou alors le philosophe avec le concept de guerre juste….. Waltzer, st Augustin parlent par exemple de concept de « guerre juste ».Ils classifient les guerres en deux genres, sur ce qui est « juste » et « injuste », « légal » et « pas légal ».

Mais le politiste a une autre vision :

  • l’approche explicative = Le politiste fait partie de ceux qui veulent comprendre (Weber), sans juger : prémisse de la neutralité axiologique (le chercheur doit être détaché émotionnellement de son objet d’étude).


Le politiste peut être également être opposé à l’historien : lorsqu’un historien étudie, il considère un événement précis dans le passé, qui est spécifique à une époque. Auteur : Leopold von Ranke, XIXè siècle, historien alld « L’histoire ne se répète jamais ». Karl Marx a repris cette phrase en y rajoutant « sauf sous la forme d’une farce ». Il y a donc une singularité, la théorie n’est pas possible.

Le politiste au contraire est nomothétique : il veut établir des lois (Durkheim) à la recherche d’une logique sociale, en comparant les événements pour isoler les aspects qui sont comparables. Il y a donc des régularités en RI, ex : les démocraties sont pacifiques entre-elles…


Les RI sont très présentes dans les pays anglo-saxons (contre 15 en France), aux EU, plusieurs milliers. Chaque année, un congrès est organisé sur la matière avec 4000 invités. Il y a donc une dynamique des RI.


Plan du cours :


  1. Les grdes théories des RI




  1. Etude des grdes théories à travers un cas concret : la première guerre mondiale.



Chapitre 1: Théories des relations internationales


Illustrer une théorie à travers un cas concret.

L’idée est d’apprendre une « grande théorie » et de l’appliquer.


Introduction 


Il faut préciser les différents niveaux explicatifs : que veux une théorie ?

  • Comprise ici comme un ensemble de propositions cohérentes (= prémisses, préjugés qui se ressemblent). La théorie permet également de filtrer, mais aide aussi à formuler des hypothèses de travail en émettant des propositions plus ou moins falsifiables (qu’on peut expérimenter). Pour résumer, la théorie sert à voir les choses et à les expliquer.




  • Trois niveaux de compréhension et d’analyse sont à étudier.


Présentation du contexte historique


  1. Les niveaux d’analyse




  1. L’individu.


L’individu (ex Hitler : complexe de castrations…). Les faits internationaux sont ramenés aux individus. Il est peut étudié au niveau I car difficile à appréhender (malgré un être humain qui a physiquement peut changé, les RI sont tjrs mouvantes). Ces théories sont donc peu répandues.


  1. Politique interne d’un E, d’une entité étatique


On comprend la politique internationale de l’Etat en fonction de sa politique interne :

Ainsi, « les démocraties sont plus pacifiques que les régimes autoritaires », « les E bureaucratiques sont plus pacifiques que les E fondés sur une légitimés par un leader charismatique... »


Le comportement au niveau international d’un E est expliqué par son comportement interne. C’est souvent la position des libéraux, qui veulent étudier le contexte intérieur pour comprendre les agissements du pays. On s’intéresse ici aux micro-acteurs comme les hommes politiques, les fonctionnaires. ..


  1. Niveau systémique


C’est le niveau privilégié des RI, le niveau systémique. Les RI peuvent être considérées comme l’addition des politiques étrangères mais aussi comme un système qui s’est construit avec des règles régulant les actions des E : chaque élément doit être mis en relation avec la nature de l’ensemble.

Ex : études des rapports de forces, ou interactions en termes normatifs…

Système plutôt « lockien ».


On peut aussi étudier le rapport de force entre les Etats (hégémonique, multipolaire …) Ainsi, un Etat faible n’a pas la même marge de manœuvre dans une situation hégémonique ou dans un monde multipolaire. Les règles du jeu sont implicites, vont de soi, et régulent les interactions.

En RI, il y a souvent une opposition entre les niveaux 2 (approche selon la politique intérieure d’un Etat) et 3 (systémique).


Autre type de théorie :


  • en partant des motivations attribuées aux acteurs, c’est une approche dite « réaliste ». Ex : les E cherchent la puissance. 




  • Il y a aussi des approches d’ordre « constructivistes » avec des acteurs variables, selon des identités, avec la recherche de symboles et pas forcément de biens. Les acteurs veulent projeter une image valorisée d’eux-mêmes. On est ce que les autres nous accordent et la manière dont ils nous voient.

Pour comprendre les RI, il faut donc aussi comprendre les identités et les comportements qui

en découlent. Les intérêts sont socialement construits.



  1. Les théories : Approche réaliste


Essayer de voir, malgré son propre préjugé, de regarder ce qu’on peut prendre ça et là dans les autres théories. Il ne faut pas se laisser tenter par la « théorie totalisante » mais dépasser les antagonismes inutiles pour identifier les poids de convergences.



  1. Les précurseurs du réalisme


Thucydide : connu pour son étude de la guerre du Péloponnèse (-431, Sparte, puissance militaire et Athène, puissance économique, maritime).


  1. Equilibre des forces 


Thucydide dit la cause la plus vraie de la guerre est la montée en puissance des Athéniens et la peur qu’elle a inspirée à Sparte. La configuration de l’époque est donc polarisée, puis un groupement pèse plus lourd sur l’autre et anticipation négative de l’avenir. Dans cette configuration, la guerre était presque inévitable. Ce qui est déterminant est donc le rapport de force.

Lord Palmerston, l’Angleterre n’a ni amis ni ennemis, seulement des intérêts.

  1. Le droit du plus fort


Autre idée de Thucydide : en RI, celui qui s’impose est le plus fort. Ex : les Médiens, qui ont affronté les Athéniens pour ne pas participer à la guerre contre Sparte et se sont fait anéantir.


Ce qui importe, c’est le donc le rapport de force. Pour comprendre la guerre, il faut comprendre simplement cette répartition du rapport de force et de son évolution probable.

Machiavel (le Prince) 1427: avec Machiavel on assiste presque à la naissance de la raison d’Etat.

Les E doivent se faire justice eux-mêmes et faire la guerre sans raison morales pour question de survie.


Thomas Hobbes : la source de la violence internationale n’est pas la nature mauvaise de l’homme mais l’état de nature, qui empêche d’être bon, encore pour des raisons de survie. La guerre, violences, sont donc normales.

R. Aaron reprend cette théorie les RI se font à l’ombre de la violence et pour pacifier il faudrait donc un E mondial…



  1. Le contexte historique de ces courants




  • Le contexte historique de la première moitié du XX.


Le courant réaliste est né après le projet wilsonien (et ses 14 points). Wilson voulait créer la paix par le droit, la sécurité collective, d’où création SDN, la paix par la transparence, la démocratisation, moraliser les RI. Wilson n’a jamais été appliqué dans les RI, sauf une fois. L’interprétation standard l’accuse même d’être responsable de la montée du nazisme car trop « gentil » avec l’Allemagne mais le wilsonisme n’a pas été écouté et a été appliqué bcp trop tard, quand l’Allemagne était déjà trop forte (1938, politique d’apaisement).


Le wilsonisme a été appliqué bien trop tard. La guerre était déjà en route avec les fanatiques allemands. Si la politique menée en 1938 auvait été menée en 1923, on aurait pu avoir quelque chose de différent. Il ne faut malheureusement pas en conclure que l’application de principes éthiques conduit à la catastrophe.

Mais pour la pol réaliste, une politique éthique se paye lourdement, pour faire face à une force adverse, il faut lui opposer une force supérieure ou suffisamment résistante. Il faut donc reconnaître la force matérielle et la pol réaliste s’oppose alors à la pol idéaliste de Wilson.

Ex : démocratiser le monde= façon de le dominer.


Auteurs classiques : Edward Carr, Hans Morgenthau Politics among nations, R. Aaron.


C. Les différentes théories réalistes


Il y a des différences au sein des courants réalistes.


  1. Réalisme défensif et réalisme offensif




  • Le réalisme défensif :

Le pouvoir est presque seulement ce qui compte dans les RI, mais ce qui motive avant tout les Etats, c’est la quête pour la sécurité. L’engagement dans un conflit armé est la conséquence de la recherche de sécurité, pour la « défense », la crainte de se faire sinon agresser.

Mais si on met en place des mécanismes de sauvegarde niveau international, etc. on peut échapper à la guerre. -> R. Jervis

  • Le réalisme offensif : -> J. Mearsheimer.

Il est beaucoup plus pessimiste, estimant que les Etats ne cherchent pas uniquement à assurer leur sécurité mais aussi à conquérir les autres Etats. Il s’agit avant tout d’exercer son pouvoir hégémonique, car dans l’état de nature, on n’est jamais en sécurité avec les autres, donc au plus grand on est, mieux c’est.



  1. Réalisme classique et moderne



  • Classique : R. Aron, H. Morgenthau (Aron est plus littéraire)

Moins dogmatique. On ne peut pas déterminer en avance « tous » les objectifs des Etats. Dans paix et guerre entre nations, Aron estime qu’il y a la recherche du prestige, de la gloire au-delà de la seule sécurité. Même les régimes et les idées peuvent influer sur les entités étatiques.

On parle aujourd’hui de néoclassicistes qui font encore opposition aux structuralistes.

  • Moderne ou structuraliste : Kenneth Waltz, Theory of International politics, R. Gilpin.

Les relations internationales sont déterminées par la nécessité de se situer par rapport aux autres E, il faut être plus fort car il n’existe pas d’autorité souveraine capable de contrôler les E comme il y en a pour les individus. Les guerres ne sont pas le fait d’une nature « humaine » incontrôlable mais le résultat du positionnement de l’E dans l’ordre, la structure des RI.

Mais, malgré les désaccords, les réalistes sont d’accord sur plusieurs choses.



  1. Les quatre principaux principes des théories réalistes



  1. Postulat des spécificités du contexte interne, lié à l’état de nature = anarchie

Le rapport entre les Etats se déroule dans un contexte anarchique, un milieu spécifique.
En revanche, ceux qui croient que l’interrelation compte, comme les transnationalistes ne parleront même pas de politique internationale, car considèrent que politique interne et externe sont liées.

Les réalistes partent en idéaltype occidental :

  • Ils considèrent que la France est basée sur le droit, l’Etat a le monopole de la violence physique. L’Etat au sens moderne a des populations qui ont intériorisé le rôle de l’Etat dans la régulation de la violence.

Mais, ce qui caractérise l’ordre international, c’est l’absence d’une « gendarmerie » mondiale. Personne ne peut arbitrer les disputes entre les Etats et lorsqu’un droit a été violé, qu’est ce qu’on peut faire ? Les Etats sont donc seuls responsables de leur destin et leur sécurité. Avec l’Etat de nature et l’anarchie, les Etats sont responsables d’eux-mêmes.

Ce n’est pas la lutte de tous contre tous, mais pour les réalistes, la guerre est toujours possible dans ce contexte. Mais s’il y a une puissance hégémonique, on a une situation plus favorable, avec une puissance sheriff qui peut mieux gérer les violences périphériques.
-> Ex : pour la guerre en Irak, les réalistes diraient que les US sont les seuls juges de leur sécurité, on ne peut pas faire confiance à l’ONU et de toute façon on ne peut pas se permettre de vivre dans l’incertitude. On ne pouvait donc pas faire confiance à l’Irak ni savoir ce qui pouvait se passer. C Rice disait ainsi « on ne va pas attendre le champignon nucléaire ». Il y a intervention en situation d’incertitude.

Pour Aron, de cette anarchie découle, non la légalité, mais le caractère presque légitime du recours à la force armée : Système de « self-help ».

Il un vrai dilemme de sécurité : On ne peut plus distinguer les options offensives des options défensives mais on ne peut pas non plus assurer notre défense seulement par des moyens offensifs. Par-ailleurs, la recherche de la sécurité assure l’insécurité de l’autre qui augmente notre insécurité et c’est alors un jeu à somme nulle.

  • Ex : Lors de la Guerre froide, on constate aujourd’hui que les deux puissances ont 9000 têtes nucléaires, escalade, car l’accumulation pour la sécurité du propre pays inquiète l’autre pays qui veut augmenter lui-même sa sécurité.

  • Guerre des 6 jours. : 1967, Nasser place ses troupes devant la frontière israélienne pour intimider Israël. Pour Israël, attendre, c’est une situation dangereuse où on laisse les autres augmenter leur puissance. L’avantage était celui qui attaquait tout de suite avant que les forces soient trop nombreuses et que la sécurité d’Israël baisse.

En UE, il n’y a pas non plus de réel système pour réguler l’anarchie mais on ne se sent pas menacé contre ses voisins. Alexander Wendt « anarchy is what States make of it ».

Il faut donc introduire l’expérience passée, les relations entre acteurs, pour voir la réelle signification de l’anarchie.



  1. Les Etats sont les acteurs principaux, et agissent en fonction de l’intérêt national.

Les dirigeants agissent selon les intérêts des Etats. Pourtant on dit que Bush a fait la guerre pour l’industrie pétrolière, de guerre etc. Mais les réalistes précisent que c’est l’Etat qui va donner le sens de l’intérêt et parfois les décideurs s’identifient à leur collectivité. C’est toujours le principe de la Staatraison.

Dans un milieu anarchique, il est clair que les Etats doivent cumuler la puissance. Les US : 700 milliards de dollars. La quête de pouvoir, c’est l’intérêt national, dans lequel ensuite on va pouvoir chercher d’autres intérêts. Pour Kenneth Waltz : l’intérêt national correspond à une super-domination et mène donc à la recherche de la domination mondiale.

  • Autoconservation versus domination universelle ?

Par exemple la Suisse ne peut pas dominer le monde. Elle va contenter, avec ses moyens limités, de se conserver : fortifier les frontières et chercher des alliés. En revanche, un Etat qui a le potentiel de dominer va avoir des ambitions hégémoniques. Les ambitions sont alors proportionnelles au potentiel, les moyens déterminent l’ambition.
Cf. L’Allemagne sous le Reich et sous la République, ambition vs profil bas.


On ne trouve pas vraiment d’Etats dont l’ambition est en décalage avec leurs moyen, mais certains peuvent être raisonnables et les Etats qui ont les moyens ne vont pas forcément les utiliser pour dominer -> Cf. Les US avec la Doctrine Monroe, l’isolation et la politique du bon exemple (en 1945 : il y un révisionnisme et donc intervention).

Mais déjà au début du XXè siècle, les US étaient la puissance économique, démographique, technologique et ne sont néanmoins intervenus qu’en 1917. Même pour WWII, il a beaucoup fallut pour les faire entrer, à cause de l’isolationnisme car la domination continentale était suffisante pour les US et la domination mondiale n’intéressait pas.

Mais parfois, les Etats qui ne peuvent pas dominer, veulent dominer, on peut ainsi dire que « la France est un pays qui voyage en première classe avec un billet de deuxième ».Il y a l’ambition d’être un grand acteur, alors que l’Allemagne dont le potentiel de puissance est bien plus important, n’a pas d’ambition mondiale.

  • La mesure du potentiel de pouvoir est faisable :

  • Niveau de développement économique

  • Niveau éducatif technologique.

  • Dépense pour la défense


Mais il y a des variables plus subjectives, difficilement mesurables.

  • Comme la cohésion nationale.

Un pays matériellement puissant peut être faible car les gouvernants ne sont pas considérés comme légitimes. (Mouvement des nationalités).

  • Ou encore la légitimité d’une puissance internationale.

L’exercice de la puissance sans considération, c’est compliqué, comme Bush lors de sa guerre.

Parfois on donne à un pays plus de puissances qu’il en détient.

  • Il faut aussi que l’Etat veuille utiliser ce potentiel de puissance.

Disproportion dans les pertes humaines aussi et la force morale, la motivation comptent également.



  1. Les Etats cherchent l’équilibre de force « balance of power »

C’est le point le plus contesté des théories réalistes et il vient des réalistes classiques. Ce principe est souhaitable pour réguler la conflictualité internationale car les conflits apparaissent comme moins probables (éthique). R. Aron parle de l’équilibre de la terreur, Morgenthau, D. Hume, Voltaire en parle également.

Ex :

  • 1713 : paix d’Utrecht : équilibre de force a été mis en place pour éviter que l’hégémonie déstabilise.

  • Hégémonie française, Louis XIV à deux reprises a essayé d’unifier le continent européen.

  • Napoléon.

A chaque fois, on se dit qu’il faut réguler les relations entre les Etats et qu’il faut opposer une force équivalente à une puissance. Les agressions sont moins probable lorsque tous les participants, virtuellement, même les gagnants, peuvent perdre beaucoup d’avantages. Dans une situation d’équilibre, le combat est farouche, et même le gagnant en sortira affaibli. De plus, la partie la plus forte, dans une situation d’équilibre, va perdre beaucoup au conflit.

Ex :

  • WWI : Les vainqueurs comme « la France » ont été dépassé par les US.


  • Mais La multipolarité est-elle bonne pour la paix ?

Pas vraiment, car dans une situation d’équilibre, personne n’est réellement dissuadé d’engager un conflit, alors que dans le cas d’une puissance hégémonique la partie la plus faible n’a pas de chances de gagner ni d’intérêts à lancer le conflit, alors qu’en situation d’équilibre … elle pourrait se le permettre. L’hégémonie peut amener cependant l’hégémon à avoir des exigences économiques.

Ex de différentes sortes d’équilibre :

  • Congrès de Vienne 1815 : Russie, A-H, France, Prusse, GB, équilibre pacifique.

  • La Guerre froide l’était beaucoup moins.

L’équilibre peut être stable, mais peut être problématique, par exemple lorsque l’équilibre est rigide et qu’il y a deux alliances opposées. La Guerre froide par exemple a pu peut-être grâce à l’arme nucléaire, se neutraliser.

L’hégémonie est aussi plus pacifique quand l’hégémon modère ses ambitions (les Etats européens ont mal vécu la domination nazie).La politique mondiale veut revenir à un équilibre des forces. L’idée de base est que les Etats veulent préserver leur souveraineté, leur autonomie. Lorsqu’il y a un hégémon, trop « arrogant », les Etats plus faibles vont se coaliser contre la puissance hégémonique pour rétablir la situation de force, ainsi, plus la France voulait dominer, moins elle le pouvait.

L’Allemagne nazie a peut-être perdue quand elle a écrasé la France tout comme les US se sont crus invulnérables mais quand il y a eu une victoire trop apparente (2003, guerre contre l’Irak), la domination s’est amoindrie.

  • Pour les réalistes, nous allons mécaniquement revenir à l’équilibre de force.

Obama modère les ambitions pour pouvoir peut-être mieux dominer, et rendre la domination des EU plus supportable.



  1. L’action systémique.

Les entités du système international, des Etats, sont loin d’être autonomes, mais agissent en fonction de la distribution du pouvoir au sein du système international. Les caractéristiques internes (régime, idéologie), les caractéristiques des décideurs sont secondaires, toutes les unités font la même chose et sont donc uniformes. Ces Etats-là sont soumis aux contraintes systémiques -> A. Wolfers le système international est aussi contraignant.

Ex :

  • En 1893, il y avait une alliance approfondie entre la France républicaine et la Russie tsariste.

  • A l’époque de Richelieu, alliance entre la France et l’Empire Ottoman contre l’Autriche-Hongrie.

Les idéologies comptent donc peu, et on s’allie aux Etats qui sont utiles pour la survie. Ce système est mené par les grandes puissances qui possèdent le pouvoir. Pour comprendre le système international, il faut compter qui possède un pouvoir décisif -> Grande puissance lorsqu’elle agit hors de son continent, capacité d’action au-delà d’une logique régionale.

On peut ainsi étudier les différentes dominations de l’action systémique des théories réalistes.


  1. Une puissance domine : système unipolaire.


Elle domine dans beaucoup de domaines, comme la mode vestimentaire, questions musicales. De nos jours, il y a encore un système hégémonique -> EU.

Certains chercheurs disent qu’il faut préserver ce monde unipolaire américain, car les US peuvent se substituer à l’Etat mondial inexistant et peuvent jouer la fonction de « gendarme du monde », pour punir les Etats-voyous, éviter la prolifération nucléaire, dissuader etc.

Néanmoins la question de la stabilité de ce modèle reste discutée.

  1. Situation multipolaire

Plus de trois puissances : la stabilité est alors déjà plus délicate mais les groupements au-delà de 3 sont plus stables.

Ex :

  • La GB avait intérêt de neutraliser les puissances continentales et est toujours intervenue pour supporter les plus faibles.



  1. Situation bipolaire

Cf. Guerre froide :

  • Après 1949, et surtout après 1957 (Spoutnik), nous avions deux grandes puissances avec un arsenal nucléaire considérable et surtout sécurisé.

  • L’URSS et les US avaient la capacité de se détruire mutuellement.

  • Système stable car les technologies militaires, ont fait en sorte que personne ne puisse avoir l’avantage de frapper en premier.

Mais on peut donner un contre exemple, avec le système avant 1939 qui était instable, car les Allemands ont mis sur pied une force mobile, et on inventé une sorte de combinaison (aviation + chars) qui a fait en sorte que l’offensive était très efficace. Frapper en premier pouvait alors être rentable.


Par-ailleurs, au-delà des dominations de l’action systémique, il est aussi dit que système impose aux unités un code de conduite :

  • Dans l’école anglaise : Bull en 1977 avait inventé la notion Bull.

Finalement, l’anarchie à cette époque, maturait, dans la mesure où il existait des règles de jeu, qui régulaient les interactions entre les Etats, par exemple, la norme de la souveraineté entre les Etats.

  • Règle de la souveraineté interne (refus du droit d’ingérence).

  • Mais il y a aussi des règles de jeu qui régulent un peu la violence, qui font que l’anarchie est finalement moins grave qu’on le dit.

C’est «l’ Anarchie mature ».

Un système est instable lorsque cette anarchie considère que dans un conflit l’autre n’a pas le droit d’exister (Hamas, Israël).

  • Thèse de Bull : dans les relations internationales : l’anarchie de Hobbes a fait place à l’anarchie de Locke (les Etats sont rivaux, mais ne se détruisent plus totalement).



D. Illustrations des logiques réalistes



  • La guerre du Kosovo

GB, US, France contre Kosovo et la Russie, la Chine sont isolées. Problème de la minorité kosovare réprimée par les Serbes (arrestation arbitraire, torture, élimination). L’opinion mondiale a interprêté l’intervention occidentale comme le moyen de sauver la minorité kosovare mais un réaliste n’aura pas ce raisonnement là.

  • La staatsraison fait qu’un Etat est insensible face aux considérations humanitaires.

Ce qu’on observe dans ce conflit, c’est qu’il n’y a pas encore une fois, une autorisation du Conseil de Sécurité des Nations Unies en 1999. Les EU ont agi brutalement, avec l’OTAN, à leur propre compte.

Le droit international, dans la réalité, ne tient pas face à la position du plus fort, si ce dernier pense qu’il en va de son intérêt.

  • Pourquoi les US interviennent dans un conflit assez éloigné alors que la région est pauvre, même en pétrole ?

A l’époque, les US ont raisonné de cette manière et se fichait d’intervenir. Mais l’Europe a estimé qu’il fallait, pour assurer sa propre sécurité, renforcer la sécurité européenne. L’intervention américaine est donc devenue essentielle pour préserver l’OTAN et la domination américaine en Europe.

Si les Européens avaient fait comprendre qu’ils n’allaient pas intervenir, il y aurait eu la paix, mais avec ces hésitations, les Kosovars ont été galvanisé. Dans une approche réaliste extrême, il ne fallait pas intervenir, cela pouvant être « nocif » pour la paix au final. On fausse en effet l’équilibre de la paix, et ensuite quand on quitte la zone, les conflits reprennent.
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