«Picard» et «Picardie», espace linguistique et structures sociopolitiques1




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Modéliser le changement, les voies du français, dirigé par France Martineau de l’Université d’Ottawa. Nous aimerions également remercier M. Michel van Gheluwe des Archives du Nord pour son aide dans cette recherche.

2. Robert Fossier dir, Histoire de la Picardie, Toulouse, 1974, p. 7. Voir les différentes cartes sans tracé de frontières, publiées dans la grande thèse de Robert Fossier, La terre et les hommes en Picardie, 2 vol., Paris, 1968 et dans l’ouvrage précité.

3. Robert Fossier dir, Histoire de la Picardie, op. cit. p. 6.

4. Raymond Dubois, Le domaine picard, délimitation et carte systématique, Arras, 1957. Fernand Carton et Maurice Lebègue, Atlas ethnographique picard, 2 vol., Paris, 1989 et 1998.

5. Deux livres importants poursuivent l’histoire du picard dans sa globalité : Jean-Michel Éloy, La constitution du picard: une approche de la notion de langue, Louvain-la-Neuve, 1997. Voir en particulier « Le grand tournant du XIXe siècle » (p. 79-85) ; Tim Pooley, Language, Dialect and Identity in Lille, 2 vol., Lewiston, Queenston, Lampeter, 2004. Éloy met un bémol sur ce constat de la mise au jour des patois au XIXe siècle, en signalant quelques œuvres concernant les patois, parues sous l’ancien régime, p. 79.

6. Nous envisageons la diversification de la romania dans la perspective développée par Michel Banniard, Viva voce. Communication écrite et communication orale du IVe au IXe siècle en Occident latin, Paris, 1992 ; Roger Wright, Late Latin and Early Romance in Spain and Carolingian France, Liverpool, 1982 ; idem, A Sociophilological Study of Late Latin, Turnhout, 2002.

7. L’ambiguïté des termes apparaît clairement dans la définition du mot « dialect », dans Peter Matthews, The Concise Oxford Dictionary of Linguistics, Oxford, 2005, p. 96-97 : « The criterion for distinguishing ‘dialects’ from ‘languages’ is taken, in principle, to be that of mutual intelligibility. […] But (a) this is a matter of degree, and (b) ordinary usage often contradicts it. E. g. Italian ‘dialects’ (‘dialetti’) are so called though many from the north and south are not mutually intelligible. By contrast Danish and Norwegian are called ‘languages’ though speakers understand each other reasonably well. »

8. Ces informations sont tirées d’une étude statistique que nous avons poursuivi à l’aide de la base de données du Dictionnaire Étymologique de l’Ancien Français (DÉAF), sous la direction de Frankwalt Möhren, accessible à l’adresse électronique http://www.deaf-page.de/deaff.htm. Nous empruntons au même projet les noms désignant les scriptae.

9. Ces idées sont développées dans un livre collectif en cours d’écriture, auquel participent Paul Cohen, France Martineau, Yves-Charles Morin et Serge Lusignan, et qui s’interrogera sur la norme en français du Moyen Âge au XVIIIe siècle.

10. Orderic Vital, The Ecclesiastical History of Orderic Vital, IX, xvi, éd. Marjorie Chibnall, t. V, Oxford, 1975, p. 150. Il nous semble exister une certaine confusion à propos des occurrences de « picard » aux XIe et XIIe siècles. Jacqueline Picoche, « Origine et transmission des textes », La forêt invisible, au nord de la littérature française, le picard, Amiens, 1985, p. 55-83 mentionne quatre hommes surnommés « picardus » morts à la croisade (p. 55). Elle s’appuie sur Émile Lambert, « Les limites de la Picardie », Société archéologique, historique et scientifique de Noyon. Comptes-rendus et mémoires, 34, 1972, p. 53-65, lequel (p. 55) aurait eu intérêt à citer avec plus de précision sa source : dom Grenier. Celui-ci cite notre Wilhelmus, auquel il ajoute un Martin qui apparaît dans un acte du début XIIe et un Clément dans une charte de 1125 (Introduction à l’histoire générale de la province de Picardie, t. III, Amiens, 1856, p. 17). Devant l’imprécision des sources qu’il cite, nous préférons considérer comme seul certain le Guillaume de 1198. Ajoutons qu’une interrogation de la Patrologia Latina : the full text database, Alexandria, Virg., 1996, et du Corpus Christianorum préparé par le CETEDOC n’ont permis d’identifier aucune autre occurrence de la racine « picard* » avant le XIIIe siècle.

11. Le passage en question de l’Historia occidentalis est cité dans Hasting Rashdall, The Universities of Europe in the Middle Ages, F.M. Powicke et A.B. Emden éd., vol. III, Oxford, 1936, p. 440. Sur les dates de Jacques de Vitry : Dictionnaire des lettres françaises. Le Moyen Âge, édition entièrement revue et mise à jour sous la direction de Geneviève Hasenohr et Michel Zink, Paris, 1992, p. 736-737.

12. Matthieu Paris, Chronica majora, éd. Henry R. Luard, Rerum britannicarum medii aevi scriptores t. 57, Londres, Oxford et Cambridge, 1876, p. 167. Sans doute faut-il interpréter « vulgariter » comme signifiant en langue vernaculaire, c’est-à-dire en français.

13Barthélemy l’Anglais, De proprietatibus rerum, XV, 123 (reproduction de l’édition imprimée à Francfort en 1601), Francfort, 1964, p. 689-690. On pourrait ajouter à ces auteurs Nicolas de Bray qui écrivit un peu à la même époque une Gesta Ludovici VIII, qui cite le toponyme « Picardia ». Voir Charles Du Cange, Glossarium mediae et infimae latinitatis, 10 vol., Graz, Autriche, 1954, t. VI, p. 310. Sur cet auteur, Auguste Molinier, Les sources de l’histoire de la France, vol. III, Paris, 1903, p. 13.

14. Roger Bacon, Opus majus, III, et IV, cité et traduit dans Serge Lusignan, Parler vulgairement. Les intellectuels et la langue française aux XIIIe et XIVe siècles, Paris, Montréal, 1987, p. 68 et 71-72.

15. Jean-Charles Herbin, « Anseÿs de Gascogne et la Flandre », Bien dire et bien aprandre. Revue de Médiévistique, 21, 2003, p. 207-228, citation p. 215.

16. Heinrich Denifle et Émile Châtelain éd., Chartularium Universitatis Parisiensis, t. I, Paris, 1888, # 45, p. 102-104 (1222), # 187, p. 215-216 (1249) ; Pearl Kibre, The Nations in the Mediæval Universities, Cambridge (É.-U.), 1948, p. 17.

17. La dénomination habituelle de la nation picarde est natio Picardorum, nation des Picards, comme on peut le vérifier à partir de l’index du Chartularium Universitatis Parisiensis cité à la note précédente.

18. Pearl Kibre, op. cit. note 16, p. 21.

19. Gray C. Boyce, « The Controversy over the Boundary between the English and Picard Nations in the University of Paris (1356-1358) », Études d’histoire dédiées à la mémoire de Henri Pirenne par ses anciens élèves, Bruxelles, 1937, p. 54-66.

20. Pearl Kibre, op. cit. note 16, p. 134.

21. On perçoit au XVe siècle une volonté des Flamands de quitter la nation picarde pour se joindre à la nation germanique. Voir à ce sujet : Cornelia M. Ridderikhoff, avec la collaboration de Hilde de Ridder-Symoens, Premier livre des procurateurs de la nation germanique de l’ancienne Université d’Orléans, T. I, seconde partie Biographie des étudiants, Leiden, 1978, p. xiii. À Paris, on voit la nation se partager en province des Picards, qui incluait les étudiants des diocèse de Beauvais, Noyon, Amiens et Thérouanne, et province des Flamands, qui regroupait ceux des diocèses de Laon (assez surprenant), Cambrai, Tournai, Liège et Utrecht. Voir à ce sujet : Pearl Kibre, op. cit. note 16, p. 19.

22. Cornelia M. Ridderikhoff, ibidem.

23. Hasting Rashdall, op. cit. note 11, t. I, p. 322, et t. II, p. 143.

24. Pearl Kibre, op. cit. note 16, p. 9.

25. Voir : Les Néerlandais à la Faculté des arts de Paris, chronique de la journée d’études, publication électronique http://aedilis.irht.cnrs.fr/weijers/weijers5.htm.

26. Henri Pirenne, « L’instruction des marchands au Moyen Âge », Annales d’histoire économique et sociale, I, 1929, p. 13-28 ; Alain Derville, « L’alphabétisation du peuple au Moyen Âge », Revue du Nord, 66, 1984, p. 761-776.

27. John Gilissen, « Les légistes en Flandre aux XIIIe et XIVe siècles », Bulletin de la commission royale des anciennes lois et ordonnances de Belgique, XV, 1935, p. 117-231 ; Pierre Desportes, « Les gradués d’université dans la société urbaine du Nord à la fin du Moyen Âge », dans Milieux universitaires et mentalité urbaine au Moyen Âge, éd. Daniel Poirion, Paris, 1987, p. 49-67.

28. Paul Trio, « A Medieval Students Confraternity at Ypres : the Notre Dame Confraternity of Paris Students », History of Universities, V, 1985, p. 15-49 ; idem., « Financing of University Students in the Middle Ages: a new orientation », History of Universities, IV, 1984, p. 1-24.

29. Serge Lusignan, « L'enseignement des arts dans les collèges parisiens au Moyen Âge », L'enseignement des disciplines à la Faculté des Arts (Paris et Oxford, XIIIe-XVe siècles), Actes du colloque international, éd. par Olga Weijers et Louis Holtz, Turnhout, 1997, p. 43-54. L’article cite plusieurs sources sur la question.

30. Michael Richter, « Kommunikationprobleme im lateinischen Mittelalter », Historische Zeitschrift, t. 222, 1976, p. 43-80.

31. Claude Fauchet, Recueil de l’origine de la langue et poesie françoise, éd. Janet G. Espiner-Scott, Paris, 1938, p. 78. Sur le même sujet : Serge Lusignan, Parler vulgairement. op. cit. note 14, p. 84-85.

32. Charles Vulliez, « Autour d’un rotulus adressé par l’Université de Paris (1335). Le rôle des maîtres ès arts de la nation picarde », Mélanges de l’École française de Rome. Moyen Âge, 114, 2002, p. 359-369.

33. Heinrich Denifle et Émile Châtelain éd., Chartularium Universitatis Parisiensis, t. III., Paris, 1894, #1265, p. 85-88.

34. Dans le même rotulus, on voit que la nation anglaise présente 24 postulants du diocèse d’Utrecht et 5 du diocèse de Liège.

35. Nous retenons les villes qui comptaient 5 000 habitants et plus autour de 1450. Nous nous appuyons sur l’article de Peter Stabel, « Composition et recomposition des réseaux urbains des Pays-Bas au Moyen Äge », dans Élisabeth Crouzet-Pavan et Élodie Lecuppre-Desjardins, Villes de Flandre et d’Italie (XIIIe-XVIe siècle) Les enseignements d’une comparaison, Turnhout, 2008, p. 29-63.

36. Jacques Verger, « Le recrutement géographique des universités françaises au début du XVe siècle d’après les suppliques de 1403 « , dans Jacques Verger, Les universités françaises au Moyen Âge, Leyde, New York, Cologne, 1995, p. 122-173, relève pour 1403 47 étudiants du diocèse de Thérouanne et 23 de celui de Tournai fréquentant l’Université de Paris, contre 3 et 7, Orléans. (p. 145). En 1266, Nicolas, archidiacre du diocèse de Tournai, avait créé cinq bourses au collège de Sorbon pour des étudiants en théologie de son diocèse : « qui planam habeant notitiam ydiomatis Flamingi ». Un peu plus tard, Michel de Warenghien, évêque de Tournai de 1282 à 1291, institua pour sa part deux bourses semblables : « pro duobus magistris linguae Vallonicae ». Heinrich Denifle Émile Châtelain éd., Chartularium Universitatis Parisiensis, t. I, Paris, 1888, # 413, p. 460.

37. Édouard de Moreau, Histoire de l’Église en Belgique, t. IV, Bruxelles, 1949, p. 15-32.

38. Pearl Kibre, op. cit. note 16, p. 26.

39. Charles Vulliez, « Un rotulus original de la nation picarde de l’Université de Paris au temps du pape Jean XIII », dans Hélène Millet, Suppliques et requêtes. Le gouvernement par la grâce en Occident (XIIe-XVe siècle), Rome, 2003, p. 165-173. Nous remercions Charles Vulliez de nous avoir beaucoup éclairés sur cette question.

40. Sur l’importance du français en pays de langue flamande : Walter Prevenier et Thérèse de Hemptine, « La Flandre au Moyen Âge. Un pays de trilinguisme administratif », La langue des actes. Actes du XIe Congrès international de diplomatique de 2003, publication électronique : http://elec.enc.sorbonne.fr/document174.html#tocto7 ; Emily Kadens, The Vernacular in a Latin World: Changing the Language of Record in Thirteenth-Century Flanders, thèse inédite soutenue à l’Université Princeton, en 2001 ; idem, « De invoering van de volkstaal in ambtelijke teksten in Vlaanderen: een status quaestionis », Millennium tijdschrift voor Middeleeuwse Studies,14, 2000, p. 22-41 ; idem, « Vreemde woorden in een vreemde taal. Volkstaalwoorden in Latijnse documenten uit Vlaanderen vóór 1250 », Taal en Tongval,Tijschrift voor Dialectologie. Themanummer, 12, 1999, p. 35-54 ; Godfried Croenen, « Latin and the Vernacular in the Charters of the Low Countries. The Case of Brabant », dans Michèle Goyens et Werner Verbeke, The Dawn of the Written Vernacular in the Western Europe, Leuven, 2003, p. 107-125.

41. Heinrich Denifle Émile Châtelain éd., Chartularium Universitatis Parisiensis, t. I, Paris, 1888, # 67, p. 122-123. La version picarde se trouve dans le manuscrit Vatican Reg. lat. 406, fol. 9. Nous remercions Charles Vulliez de nous avoir prêté le microfilm du cartulaire.

42. Charles T. Gossen, Die Pikardie als Sprachlandschaft des Mittelalters, Biel, 1942, p. 19-20.

43. Serge Lusignan, « Espace géographique et langue : les frontières du français picard (XIIIe-XVe siècle) », dans Construction de l’espace au Moyen Âge : pratiques et représentations, Publications de la Sorbonne, Paris, 2007, p. 263-274 ; idem, « L’aire du picard au Moyen Age : espace géographique ou espace politique? », dans Benjamin Fagard, Sophie Prévost, Bernard Combettes et Oliviers Bertrand éds, Évolutions en français - Études de linguistique diachronique, Bern, Peter Langs, 2008, p. 269-283 ; idem, « Langue et société dans le nord de la France : le picard comme langue des administrations publiques au Moyen Âge », à paraître dans
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